Friday, April 12, 2019

Le jour où j’ai appris à vivre – Aperçu et Extraits




Auteur : Laurent Gounelle

Année de publication : 2014

Nombre de pages : 288 pages


Personnages principaux

- Jonathan : Le protagoniste, un commercial dans une société d’assurances.

- Ryan : Un informaticien.

- Mikaël : L’associé de Jonathan.

- Angela : L’ex-femme et l’associée de Jonathan.

- Cloé : La fille de Jonathan.

- Margie : La tante de Jonathan.

- Lisa : Une bohémienne.


Aperçu

Jonathan est un jeune américain qui travaille en tant que commercial dans une société d'assurance qu'il a fondée avec son ami et son ex-épouse. Un jour, une bohémienne insiste de lui prédire son avenir et lui annonce qu'il va mourir. Bouleversé par cette annonce, il décide de prendre un congé de son travail afin de cogiter sur sa vie, sur ce qu'il a réalisé jusqu'à maintenant et ce qu'il compte faire avant de mourir. C'est ainsi qu'il trouve refuge chez sa tante Margie, une archéologue et biologiste en retraite. Son séjour chez celle-ci lui était d'une grande utilité car il lui a permis de changer sa perception de la vie, de la mort, du bonheur et de sa relation avec les humains et avec les autres créatures dans ce monde. Grâce à cette expérience, Jonathan décide d’apporter un changement radical à sa vie, ce qui avait une influence remarquable sur lui-même et sur toutes les personnes qui l'entourent.


Extraits

A travers les discussions entre Jonathan et Margie, on peut extraire plusieurs conseils en relation avec le bonheur. Dans ce qui suit, je présente ces conseils et les extraits correspondants.


Chercher le bonheur à l’intérieur
Plus tu te tourneras vers l’extérieur pour chercher des satisfactions, plus tu ressentiras le manque. Plus tu courras après tes désirs, moins tu seras satisfait.
***
C’est d’ailleurs pour ça que la plupart du temps, quand on fait un régime, on échoue. Tu comprends, quand on fait la guerre contre soi-même, une chose est sûre : l’un de nous va perdre !
***
- Oui, des normes ou des codes, appelle ça comme tu veux. Des codes de comportement, d’opinion, et surtout de goût. J’ai parfois l’impression qu’on aime, non pas ce que nous susurre notre cœur, mais ce que l’on nous pousse à aimer. Est-ce vraiment nous qui choisissons nos vêtements, nos téléphones, nos boissons, ou les films qu’on regarde ?
- Oui, mais tu sais, c’est un peu inévitable, de nos jours. On est interconnectés, alors on s’influence tous les uns les autres. Il n’y a pas de mal à ça.
- Non, bien sûr, il n’y a pas de mal. Mais dans ce contexte d’interconnexion, il faut quand même rester suffisamment connecté à soi-même pour bien vivre sa vie, pas celle des autres.
***
Lorsqu’on ressent des émotions, on se sent vivre. Alors on en veut, encore et encore. C’est pour ça qu’on reste connectés à tous ces réseaux sociaux. Dès qu’un message nous concerne, on ressent une émotion. Une information nous alerte ? Une émotion. Quelqu’un pense à moi ? Une émotion. Une tempête a frappé dans un pays ? Une émotion. Une fois de plus, il n’y a aucun mal à ça, mais à force d’être absorbé par ce qui vient de l’extérieur, on perd le contact avec nous-même. Plus nos émotions sont induites par l’extérieur, moins on sait les faire émerger de l’intérieur par nos propres pensées, nos actions, nos ressentis. C’est un peu comme si on vivait dans un wagonnet de montagnes russes, ballottés à longueur de journée dans un train dont on ne connaît pas le conducteur et dont on ignore où il nous emmène.

Être Libre*
- Tu veux mon sentiment ? Si Dieu existe, c’est lui qui a voulu qu’Ève croque la pomme !
- La Bible dit qu’il le lui avait défendu…
- Oui, pour l’inciter à le faire ! En se rebellant, Ève a accompli le premier acte de liberté au monde. C’est pas le péché originel, c’est la liberté originelle !
- T’y vas peut-être un peu fort, là…
Margie prit un air faussement offusqué. 
- Comment un croyant peut-il imaginer un seul instant que Dieu n’ait pas été capable de créer un être parfait qui suive en tout point sa volonté ? S’il avait voulu qu’Ève obéisse, elle aurait obéi. Non, crois-moi : Dieu a voulu l’homme libre !

*Je suis d’accord sur le principe qu’Allah nous a créés libres, mais je ne suis pas d’accord sur l’histoire du péché originel, je trouve que la version racontée dans le Coran est plus logique. A la fin de l’article, je cite les versets du Coran correspondants et j’ajoute une explication pour ces versets.


Trouver sa mission
- Je n’ai pas dit qu’il s’agissait forcément d’une mission grandiose. Il peut s’agir de quelque chose de plus humble, mais ce sont parfois les choses d’apparence anodine qui comptent vraiment dans le monde, tu sais. On a tendance à penser que ce sont les grands leaders qui ont forgé le cours de l’Histoire. Ce n’est pas tout à fait vrai, en réalité. Chacun, par ses actes, ses paroles, son état d’esprit et ses émotions, influe sur son entourage, et puis cela se propage comme des ondes à la surface de l’eau. Forcément. Rien n’est neutre, tu sais. Au final, chacun de nous a un impact sur le monde. Et quand on a trouvé sa mission, on a un rôle à jouer, un rôle utile à l’humanité, aux êtres vivants, à l’univers.
***
Oui, ajouter en nous des choses qui sont plus fortes que nos désirs, des choses qui vont transcender nos désirs et nous nourrir, nous illuminer au point de nous les faire oublier. Juste oublier. Alors nos désirs s’évaporent d’eux-mêmes. Ils se dissolvent.
***
- La plupart des gens se sentent obligés de faire ce qu’ils ont toujours fait, même quand ça ne les épanouit pas. Et ils s’interdisent d’écouter leurs envies profondes, persuadés que ça ne les mènerait nulle part. Alors qu’en fait, c’est exactement l’inverse. Nos envies profondes, et non pas nos désirs superficiels induits par la société, sont des pistes à suivre pour avancer sur le chemin de notre mission.

Ecouter son cœur
- Détrompe-toi : c’est le cœur qui décide. Dans notre société, on s’est tellement mis à l’esprit que tout se passe dans la tête qu’on s’est coupés du reste du corps. On ne valorise que le cerveau, tout ça parce qu’on a des neurones dedans. C’est ridicule ! Surtout qu’on a également des neurones dans le cœur, et personne n’en parle. Dans l’intestin aussi, d’ailleurs…

S’unir avec le monde
- Une plante sait reconnaître ses voisines qui vivent dans la terre autour d’elle. Quand il s’agit de plantes de la même famille, elle leur laisse de l’espace pour se développer en ralentissant le développement de ses propres racines. À l’inverse, quand sa voisine est étrangère, elle les développe à toute allure pour occuper le terrain. Alors, on a fait l’expérience suivante : on a posé une boîte vide, opaque et hermétique, sur la terre où étaient semées des graines de piment, et on a mesuré le développement des racines. Ensuite on a renouvelé l’expérience, mais cette fois on a enfermé dans la boîte un plant de fenouil. Il faut savoir que le fenouil est connu pour être un ennemi des piments (il diffuse dans la terre et dans l’air des signaux chimiques qui gênent leur développement). On a donc mis le fenouil dans la boîte opaque et totalement hermétique qu’on a disposée sur la terre. Aucun moyen pour ces plantes de communiquer par des échanges chimiques. Et pourtant, on a observé que les piments se mettaient à développer leurs racines en accéléré, comportement typique d’une plante qui a repéré une étrangère sur son territoire. Le piment a donc réussi à savoir que le fenouil était là, mais comment ? Mystère.
***
- Un grand biologiste de l’université de Cambridge, Rupert Sheldrake, a émis l’hypothèse qu’il existerait quelque chose qui relierait les êtres vivants entre eux, et pas seulement les hommes. Quelque chose qu’il a appelé un champ morphique.
Jonathan fit la moue.
- J’ai entendu parler de champs magnétiques, de champs gravitationnels… jamais de champs morphiques.
- Ce serait une sorte de matrice invisible. Comme un espace qui engloberait les êtres vivants qui sont en relation les uns avec les autres et leur permettrait de garder une forme de contact perpétuel. Un lien qui ne s’effacerait ni avec le temps ni avec la distance.

Se méfier de la technologie
- L’apparition de la technologie dans la vie des hommes nous a coupés de certaines de nos facultés, même si ses apports sont parfois fabuleux par ailleurs. On a tous constaté que notre mémoire est moins performante depuis que l’on s’en remet à des agendas électroniques pour nous rappeler ce qu’on a à faire.
- C’est clair…
- Ou encore que l’on perd progressivement le sens de l’orientation depuis que l’on se laisse guider par des GPS.

Assumer sa responsabilité
Le monde est la résultante de nos actes individuels. Se changer soi-même est la seule voie vers un monde meilleur. Un monde meilleur où il fait bon vivre.
***
En fait… j’ai décidé de moins râler contre les maux de la société, mais de prendre juste ma part de responsabilité. J’ai réalisé que c’était plus important pour moi d’être OK avec moi-même que de donner des leçons aux autres.

Exprimer ses sentiments
Mais on vit dans une société où l’on dit rarement aux gens le bien que l’on pense d’eux. On a beaucoup de pudeur à l’exprimer et, finalement, beaucoup de retenue : chacun garde secrètement en soi ses opinions positives comme des graines qu’on laisserait se dessécher au fond de sa poche au lieu de les semer ou de les confier au souffle du vent, à la terre et à la pluie. C’est peut-être la raison pour laquelle les gens ne sont pas habitués à recevoir de tels messages, et c’est difficile de faire un compliment sincère à quelqu’un sans que ce soit mal interprété ou que l’on vous prête des intentions sournoises. Et si par une chance inouïe votre sincérité n’est pas remise en cause, alors cette personne va souvent tenter de minimiser par tous les moyens la qualité que vous lui prêtez, dans un élan de modestie qui cache l’embarras à recevoir un cadeau aussi inhabituel.
***
Et maintenant, il réalisait que les autres n’étaient ni gentils ni méchants, ni bons ni mauvais. Ils avaient tout ça en eux, comme tout le monde. Ce qu’ils exprimaient dépendait de ce que lui exprimait, comme si une partie d’eux répondait à une partie de lui-même. Leur attitude n’était qu’un miroir de la sienne.

Accepter la mort
- Notre société s’abîme dans le déni de la mort, dit-elle en se rejetant lentement dans son fauteuil. On fait comme si elle n’existait pas. On se réfugie même derrière un vocabulaire métaphorique pour la désigner : quand on perd un vieil oncle, on dit qu’il a disparu, qu’il est parti, qu’il nous a quittés. On dit qu’on l’a perdu, comme si on allait le retrouver au coin de la rue ou au rayon confiseries du supermarché.
***
On ne peut certes tirer aucune conclusion de ces expériences vécues, mais il est tentant de penser que notre âme, que l’on a souvent assimilée au cerveau, n’est pas enfermée dans notre corps, mais peut s’en libérer, jusqu’à s’en détacher complètement le jour venu.
***
Pourtant, vois-tu, c’est paradoxalement la prise de conscience de nos limites qui peut être libératrice. C’est en les acceptant pleinement que l’on peut alors s’épanouir, déployer notre créativité, et même se mettre à réaliser de grandes choses. Et comme la plus grande des limites, la plus incontournable, c’est la mort… notre vie commence véritablement le jour où l’on prend conscience que l’on mourra un jour, et qu’on l’accepte pleinement.

Commentaire

Ce livre est le quatrième que j'ai lu pour Laurent Gounelle. J'avais lu également ses trois autres livres : "L'homme qui voulait être heureux", "Le philosophe qui n'était pas sage" et "Les dieux voyagent toujours incognito". Dans tous ces livres, Gounelle reste fidèle au même style : une histoire simple, un style d'écriture basé essentiellement sur le dialogue, un protagoniste homme qui cherche à changer sa vie vers le mieux et un autre personnage principal qui sert de gourou pour le premier et qui le guide à retrouver son chemin à travers des discussions ou des missions.

Le point central des romans de Gounelle n'est ni l'histoire ni les personnages, ni l'intrigue, car tout ça pour lui sert de cadre pour un message qu'il veut transmettre, un message en relation avec la recherche du bonheur, la découverte de son intérieur, la reconstruction de soi et la relation avec son monde.

Bref, pour ceux qui cherchent suspense/action ou bien littérature, ils ne trouveront pas leur bonheur ici. Ces livres sont plutôt destinés à ceux qui s'intéressent à la psychologie et le développement personnel, ils y trouveront une bonne matière pour réfléchir et débattre sur plusieurs sujets.

Pour tout ceci, la note que je donne à ce livre est 3/5.



30. Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: «Je vais établir sur la terre un vicaire «Khalifa»(1). Ils dirent: «Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?» - Il dit: «En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas!».

31. Et Il apprit à Adam tous les noms (de toutes choses), puis Il les présenta aux Anges(2) et dit: «Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques!» (dans votre prétention que vous êtes plus méritants qu’Adam).

32. - Ils dirent: «Gloire à Toi! Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage».

33. Il dit: «Ô Adam, informe-les de ces noms(3) ;» Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Allah dit: «Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez?»

34. Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis(4) qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut parmi les infidèles.

35. Et Nous dîmes: «Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n’approchez pas de l’arbre que voici: sinon vous seriez du nombre des injustes».

36. Peu de temps après, Satan(5) les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes: «Descendez (du Paradis); ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps.

37. Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles(6), et Allah agréa son repentir car c’est Lui certes, l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux.

38. - Nous dîmes: «Descendez d’ici, vous tous! Toutes les fois que Je vous enverrai un guide(7), ceux qui [le] suivront n’auront rien à craindre et ne seront point affligés».

(8) Khalifa a plusieurs sens : a) gérant: celui à qui a été donné le pouvoir de gouverner d’autres personnes, comme Allah fit de David dans S. 38, v. 2 b: «Ô David, gouverne les gens avec justice» b) qui se succèdent les uns aux autres, génération après génération; c) qui remplace quelqu’un absent ou mort. Ici Khalifa a le sens (a) ou (b).
(9) Il les présenta aux Anges: les êtres dont Allah avait appris les noms à l’homme. Allah démontre ainsi aux Anges qu’il n’y a de science que de Lui.
(10) Informe-les de ces noms: les noms de ces choses.
(11) Iblis: l’aïeul ou le chef des diables ou Satan. L’épisode de la prosternation des Anges et du refus de Satan (voir aussi S. 7, v. 11; S. 15, v. 28; S. 17, v. 61; S. 18, v. 50; S. 20, v. 116) explique la raison pour laquelle Allah a maudit Satan.
(12) Le Diable: toutes les fois que le texte arabe port le mot «Iblis», nous le rendons par Satan.
(13) Paroles: qui ont permis à Adam de demander le pardon d’Allah. Et puisque Allah lui accorda le pardon, l’Islam ne reconnaît pas le péché originel.
(14) Un Guide: un Prophète ou une révélation.

Dans cette version, on voit bien que ce n’est pas Eve qui a commis le péché originel ni incité Adam à manger de l’arbre, c’est Satan qui les a séduit tous les deux. En plus, cette erreur n’atteint pas le degré d’un péché mais elle est considérée comme un "faux-pas" dont l’objectif est surtout éducatif. En effet, Allah a créé Adam pour être son représentant sur la terre, il lui a enseigné toutes les connaissances dont il a besoin pour accomplir sa mission, il a montré aux Anges qu’il leur est supérieur, et il a créé Eve pour l’accompagner dans son séjour sur la terre. Mais pour que sa préparation soit complète, il fallait expliquer à Adam qu’il est également libre et responsable de ses propres actes, d’où le rôle de la petite erreur qu’il a commise avec Eve. Une fois la formation terminée, Allah s’adresse à Adam (le responsable devant lui et non pas Eve) et lui annonce qu’il le pardonne, et qu’il est prêt maintenant à partir vers la terre où il doit vivre comme prévu dès le départ.


Amal


Friday, March 22, 2019

Lectures Décevantes


L’année dernière, j’avais décidé de jeter un coup d’œil sur les livres francophones publiés récemment, donc j’ai préparé une lise de romans à lire en se basant sur des recommandations dans des sites de lecture. Ces livres sont :
Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle 
La liste de mes envies de Grégoire Delacourt 
- La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso 
- Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle 
- Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig 
- Demain j’arrête! de Gille Legardinier 
- Une fille comme elle de Marc Levy

J’ai trouvé les quatre premiers livres plus ou moins intéressants. C’est pourquoi, j’ai consacré une analyse séparée pour chacun d’eux. Les deux premières analyses sont déjà publiées dans le blog et les deux autres seront publiées plus tard. Par contre, j’étais très déçue par les trois derniers romans pour lesquels j’ai écrit juste une petite évaluation ci-dessous.


Juste avant le bonheur
par Agnès Ledig



J'avais l'impression de regarder un téléfilm ennuyeux plutôt que de lire un roman! J'ai beau essayé de trouver des points positifs pour ce livre mais en vain. Si j'ai bien saisi le message, l'auteur veut montrer que chacun de nous passe par des moments difficiles dans sa vie, il faut juste se réconcilier avec son sort, combattre pour survivre et essayer d'être heureux avec de petites choses. Le message en lui-même est bien mais la façon avec laquelle l'auteur le traite est catastrophique :

1) l'histoire est superficielle et loin d'être originale. Elle ressemble à un conte de fée où le protagoniste rencontre une personne riche qui lui permet de réaliser certains de ses rêves. Même si l'auteur a inséré un événement très triste dans l'histoire pour faire l'équilibre, mais tout le monde semble réussir facilement à le surmonter.

2) Les personnages changent leur état d'esprit du jour au lendemain sans une vraie raison, leurs caractères ne sont pas profondément discutés et leurs réactions ne sont pas assez justifiées.

3) Le roman contient un tas d'événements inutiles qui n'ajoutent rien à l'histoire. Il y a même des chapitres entiers qui ne servent à rien, surtout les derniers qui peuvent tous être mis dans l'épilogue.

4) Il y a plus de dialogue dans le livre que de texte, et je ne comprends pas ce choix surtout que ce dialogue n'a aucune valeur ajoutée dans l'histoire. La plupart du temps, il s'agit juste de conversations longues et ennuyeuses qui ne portent aucun message.

Ainsi, la note que je donne au roman est 1/5.


Demain j'arrête!
par Gilles Legardinier



Le roman raconte l'histoire d’une fille célibataire qui essaie de changer radicalement sa vie après être tombée amoureuse d’un homme mystérieux. Le livre a bien démarré et a réussi à captiver mon attention. Le style de l’auteur est simple, amusant et il m’a même fait rire plusieurs fois. En plus, j'ai trouvé le dialogue interne de la protagoniste très intéressant car il décrit ses pensées, ses émotions, et ses réactions avec un détail impressionnant. Cependant, l’histoire elle, est ordinaire, elle n'est pas du tout originale et ne contient pas une vraie intrigue, il y a juste des événements qui se succèdent. Outre cela, certains événements sont traités d’une façon superficielle et certaines réactions des personnages ne sont pas assez justifiées. Quant à la fin, elle est digne plutôt d’un conte de fées, elle n’est pas du tout réaliste, ce qui était vraiment décevant.

Ainsi, la note que je donne au roman est 2/5.


Une fille comme elle
par Marc Levy



Ce livre n'est pas le premier que je lis pour Marc Levy et il est loin d'être le meilleur, si ce n'est le pire! A travers une histoire d'amour entre une fille handicapée et un jeune indien qui vient chercher des sponsors pour son projet aux États Unis, l'auteur voudrait mettre la lumière sur la situation des minorités et discuter les préjugés et les clichés dont souffrent nos sociétés. Mais à mon avis, la façon avec laquelle l'auteur traite ces problématiques est loin d'être convaincante. En effet, la description des personnages est médiocre et ne laisse pas les lecteurs compatir avec eux ou comprendre leurs réactions. Le déroulement des événements est très rapide et certains événements n'ont aucun sens, sont exagérés ou n'ont pas de suite. Par contre, j'ai trouvé le style bien et le dialogue réaliste et répond aux besoins de l'histoire grosso modo.

Ainsi, la note que je donne au roman est 2/5.


Amal

Monday, February 11, 2019

Les dieux voyagent toujours incognito – Analyse


 


Auteur : Laurent Gounelle

Année de publication : 2010

Nombre de pages : 475 pages

Narrateur : Le protagoniste


Personnages principaux
- Alan Greenmor : Le protagoniste, américain d’origine française, travaillant dans un cabinet de recrutement à Paris. 
- Yves Dubreuil : Une personne riche et mystérieuse qui propose d’aider Alan à surmonter sa dépression. 
- Audrey : La copine d’Alan.

- Luc Fausteri et Grégoire Larcher : Les chefs d’Alan au cabinet de recrutement. 
- Alice : La collègue d’Alan au cabinet de recrutement. 
- Marc Dunker : Le directeur du cabinet de recrutement. 
- Catherine : L’assistante de Dubreuil. 
- Vladi : Le chauffeur et garde-corps de Dubreuil 
- Mme Blanchard : La propriétaire de l’immeuble où vit Alan 
- Fisherman : Un journaliste économique. 
- La mère et le père adoptif d’Alan.

Aperçu

Après la mort de sa mère, Alan vivant aux états unis décide de revenir à Paris, sa ville natale, et trouve difficilement un travail dans un cabinet de recrutement. A un moment donné, il pense qu’il a réussi à trouver son bonheur, surtout après avoir rencontré Audrey, mais tout son monde s’effondre quand celle-ci disparait soudain sans le moindre avertissement. Dévasté, il décide de se suicider en sautant du haut de la tour Eiffel. Mais heureusement pour lui, une personne mystérieuse surgit de n’importe où et lui propose un deal : renoncer à la décision de suicide et en contrepartie, l’autre s’engage à changer sa vie vers le mieux à condition qu’il applique à la lettre tout ce qu’il lui ordonne. Le roman raconte la relation entre Alan et cette personne inconnue et décrit comment celle-ci va influencer la vie d’Alan à travers une aventure qui mélange suspense, action et développement personnel.


Les points positifs

1. Les discussions entre Alan et Dubreuil sont très riches sur le plan psychologie et développement personnel et traitent plusieurs sujets intéressants, tels : la liberté, la confiance en soi, la communication, le discours en public, etc…
« D’après ce que j’ai mis en évidence hier, tu aimes bien passer pour celui qui fait des efforts pour les autres, et tu espères que tu seras apprécié en retour pour tes « sacrifices ». Et puis, tu aimes aussi un peu te faire plaindre et attirer ainsi la sympathie des gens. Entre nous, c’est bidon : toutes les études montrent qu’on se sent tous plus attirés par ceux qui assument leurs choix et vivent ce qu’ils ont choisi de vivre. Finalement, tes jérémiades n’émeuvent que toi... » 

« Je réalisai pleinement le sens de ce que je venais d’expérimenter : l’attitude des autres à mon égard était conditionnée par mon propre comportement... C’était moi qui induisais leurs réactions. » 

« Ce que je veux, c’est que tu deviennes imparfait pendant quelque temps, jusqu’à ce que tu réalises que tu es toujours vivant, que cela ne change rien pour toi, et que tes relations avec les autres ne se sont pas détériorées. » 

« J’ai besoin d’avoir un travail qui apporte quelque chose aux autres, même s’il ne change pas la face de l’univers. Je veux me coucher le soir en me disant que ma journée a été utile, que j’ai apporté ma pierre à l’édifice. » 

« C’est la caverne de Platon ! Platon décrivait des gens nés dans une sorte de grotte très sombre dont ils n’étaient jamais sortis. Cette caverne était leur univers et, bien que glauque, elle leur était familière et donc rassurante. Ils refusaient obstinément de mettre le pied dehors car, ne connaissant pas l’extérieur, ils se l’imaginaient hostile, dangereux.Il leur était dès lors impossible de découvrir que cet espace inconnu était en fait empli de soleil, de beauté, de liberté... Beaucoup de gens vivent aujourd’hui dans la caverne de Platon sans s’en rendre compte. Ils ont une peur bleue de l’inconnu et refusent tout changement qui les touche personnellement. Ils ont des idées, des projets, des rêves, mais ne les accomplissent jamais, paralysés par mille peurs injustifiées, les pieds et les poings liés par des menottes dont ils sont pourtant les seuls à avoir la clé. Elle pend autour de leur cou, mais ils ne la saisiront jamais. » 

« Si tu veux rester jeune toute ta vie, continue d’évoluer, d’apprendre, de découvrir, et ne t’enferme pas dans des habitudes qui sclérosent l’esprit, ni dans le confort engourdissant de ce que tu sais déjà faire. »

2. L’auteur décrit d’une façon claire le métier de recrutement (Les objectifs, les principes, les bases), l’ambiance qui règne dans les cabinets de recrutement et ce qui se passe derrière les coulisses (Les problèmes, les conflits, les violations de loi).

3. Le livre contient des informations très utiles en matière de bourse, finance et création d’entreprises, et met l’accent sur plusieurs problématiques à savoir : Comment établir un équilibre entre l’intérêt des actionnaires et celui des clients ? Comment assurer un bon gain financier tout en maintenant l’éthique ?

4. L’auteur a réussi à dresser la psychologie d’Alan dans toutes les phases du roman depuis son enfance où il était contraint à satisfaire les attentes de sa mère, passant par ses sentiments contradictoires et compliquées envers sa carrière et son travail, son pic de bonheur après avoir rencontré Audrey, sa dépression et sa décision de mettre fin à ses jours et puis le changement dans son comportement et son psychique à l’aide de Dubreuil.


Les points négatifs

1. L’auteur reste fidèle à son style direct basé sur le dialogue, les discussions et les missions. J’avais l’impression que je relis « L’homme qui voulait être heureux ». Dans un roman, je préfère que les messages soient transmises entre les lignes et que l’auteur respecte l’intelligence des lecteurs et les laissent comprendre la morale eux-mêmes à travers l’histoire.

2. Le langage utilisé par l’auteur est très basique et pas très réel
- Il contient des questions courtes avec des réponses prévisibles. 
- C’est rare qu’un personnage interrompe l’autre, ce qui n’est pas le cas dans la vie réelle. 
- La discussion va dans un seul sens, comme s’il s’agit d’une leçon plutôt que d’une discussion.

3. Il y a plusieurs problèmes dans les événements :
- Des événements inutiles qui n’ajoutent rien à l’histoire et qui n’ont pas de continuité (Demander à Alan de tuer quelqu’un : un événement trompeur qui m’a rappelé un peu le film « Wanted » et qui n’a pas de lien avec le reste de l’histoire). 
- Des événements très banales utilisés par l’auteur pour créer du suspense gratuit (Demander à Alan de fumer à chaque fois Dubreuil le demande : La morale derrière est très évidente, et pourtant cet événement occupe une bonne place de l’histoire). 
- Les réactions et les décisions d’Alan ne sont pas assez justifiées (Pourquoi Alan accepte l’aide d’une personne inconnue ? Pourquoi ne pas demander l’aide de la police dès la première mission et ne pas attendre que les choses se compliquent ? Pourquoi sa copine le laisse tomber facilement sans une vraie résistance ? ). 
- Toutes les missions proposées par Dubreuil sont à mon avis exagérées et parfois sans bonne raison (se tenir nu devant sa propriétaire). Je comprends que le but de l’auteur est de pousser le protagoniste à l’extrême pour traiter son manque de confiance, mais est ce que le fait d’être méchant, ridicule et sadique envers les autres est la bonne méthode pour ça ?

Evaluation

En résumé, on ne peut pas nier que le roman à travers la relation entre Alan et Dubreuil discute plein de sujets intéressants, surtout sur le plan psychologique. Mais à mon avis, le vrai problème du livre est qu’on ne peut pas le catégoriser. Est-ce qu’il s’agit d’un livre de développement humain ou bien d’un roman d’action ou d’un thriller ? On ne peut pas trancher. On a l’impression que l’auteur n’avait pas un objectif clair dès le début et qu’à chaque phase du roman il change de peau. Au début, avec l’apparition de Dubreuil et la première mission donnée à Alan, on croit qu’il s’agit d’un roman de suspense. Mais juste après, on comprend qu’il s’agit plutôt d’un roman psychologique qui transmet des messages à travers les discussions entre Dubreuil et Alan et les missions assignées à celui-ci. Ensuite, le roman se transforme en un roman d’action avec un rythme très rapide, et vers la fin, on trouve un passage à l’américaine où toute une audience est émue par le discours du protagoniste même s’il n’y connait rien en bourse ou en finance. Et laissons de côté la fin Indienne du roman qui était prévisible dès le départ.

Ainsi, si on prend chaque partie du roman à part, on peut dire que l’auteur a réussi à montrer sa maitrise pour chacune des catégories, mais si on prend la globalité du roman, on trouve qu’il n’est pas très homogène et n’a pas un seul fil conducteur des événements. Pour tout ceci, la note que je lui donne est 3/5.

Amal

Thursday, January 17, 2019

La liste de mes envies - Analyse




Auteur : Grégoire Delacourt

Nombre de pages : 185 pages

Année de publication : 2012

Narrateur : La protagoniste


Personnages principaux
- Jocelyne : Une femme quadragénaire gérant une mercerie. 
- Jocelyn Guerbette : Le mari de Jocelyne. 
- Nadine et Romain : La fille et le fils de Jocelyne. 
- Nadège : Une autre fille de Jocelyne née morte. 
- Françoise et Danièle : Les amies de Jocelyne. 
- Père et mère de Jocelyne.


Aperçu

Jocelyne est une femme dans la quarantaine, d’une beauté modeste, d’une taille standard. Quand elle était jeune, elle rêvait d’être styliste, d’écrire des livres, de se marier à un homme élégant, beau, intelligent, bref au prince charmant. A 47 ans, elle se trouve mariée à Jocelyn, un monsieur tout-le-monde qui travaille dans une usine et rêve de choses simples. Elle est une mère de deux, Romain qui vit à Grenoble et Nadine qui vit en Angleterre et qui suit chacun ses ambitions, ils ne l’appellent que rarement et ne lui rendent visite qu’à Noël. Quant à sa carrière, elle gère une mercerie qu’elle a reprise après la mort de sa partenaire depuis plus de vingt ans. Et pour satisfaire son besoin d’écriture, elle a créé un blog dédié au tricot, à la broderie et à la couture.

Jocelyne vivait une vie simple, elle aime son mari malgré les crises qu’ils ont vécues et la cruauté avec laquelle il l’a traité après la mort de leur troisième enfant. Elle aime ses enfants et elle est fière d’eux malgré leur comportement si froid et indifférent. Elle est satisfaite par les échos positifs que génère son blog et contente du nombre des femmes qui s’intéressent à ce qu’elle écrit.

Un jour, ses seules amies Françoise et Danièle lui proposent de jouer au loto et comme par hasard, son numéro se trouve le gagnant. L’auteur décrit donc comment cet évènement va chambouler la vie de Jocelyne, ses sentiments, ses relations et surtout ses rêves et envies et comment ceci va lui permettre de découvrir le fond des personnes qui l’entourent et de les connaître réellement.


Commentaire

« La liste de mes envies » n’était pas initialement dans ma pile de lecture de cette année, mais je l’ai ajouté car j’avais fixé comme objectif de découvrir ce qui a été écrit récemment par des auteurs francophones surtout ceux pour qui je n’ai rien lu jusqu’à présent. Pourquoi je l’ai choisi parmi d’autres ? Je ne sais pas. Peut-être parce que son titre m’a interpellé, ou parce qu’il est court et je passais par une période où j’avais besoin de faire une lecture rapide, ou parce qu’il était recommandé par plusieurs sites et blogs de lecture, ou bien pour toutes ces raisons. Ce qui importe est que je n’ai pas regretté mon choix.

Plein de choses ont fait la force de ce livre :
- Sa simplicité : vu qu’il raconte une histoire très simple, avec très peu de personnages et d’événements. On peut même aller jusqu’à dire qu’il tourne autour d’un seul personnage (Jocelyne) et un seul événement (Gagner le loto) qui va chambouler sa vie.
- Sa sincérité : En effet, le peu d’évènements qu’il contient cède la place à une description détaillé des personnages, leurs sentiments, leurs caractères et leurs pensées. Ce qui permet aux lecteurs de s’identifier facilement avec eux et de se projeter dans leurs histoires.
- Son réalisme : car il n’essaie pas de donner une fausse importance à des faits simples. Au contraire, on sent que les personnages du livre peuvent représenter des gens qu’on rencontre tous les jours. Par exemple, Jocelyne est le profil idéal d’une femme réelle qui n’est pas satisfaite par ce qu’elle a atteint dans la vie : un mari qu’il a accepté par hasard sans apprécier vraiment son caractère, ni ses habitudes ni son physique, des fils indifférents pour lesquels elle a donné tant de sacrifices et finissent par vivre chacun pour son intérêt, ainsi qu’un travail qui s’est imposé par le cours des choses. Bref, Jocelyne reflète la vie d’une grande partie des femmes qui choisissent ou sont obligées de se focaliser sur leurs familles au détriment de leurs désirs, leurs ambitions et leurs rêves. Elle vit ainsi une vie sans goût, sans aventures et vide de suspense. Elle ne se considère par triste mais elle n’est pas heureuse non plus. 
- Sa profondeur : A travers une histoire si courte, l’auteur réussit à rentrer dans la psychologie de Jocelyne avant et après avoir gagné le loto et à décrire le changement dans ses sentiments, ses pensées, et surtout ses envies. L’auteur décrit également comment un tel événement lui a permis de bien connaitre les gens qui l’entourent et de distinguer ceux qui l’aiment vraiment. Les passages où Jocelyne parle de sa mère décédée et de son père qui souffre de l’Alzheimer étaient aussi des moments du pur plaisir qui m’ont beaucoup émue.

Pour toutes ces raisons, la note que je donne au roman est 4/5.


Amal