Wednesday, April 30, 2014

Les Ailes Brisées - Extraits



Langue originale : Arabe
Date de publication : 1912
Traducteur : Joël Colin


Commentaire

La première fois que j’ai lu l’œuvre de Gibran c’était en langue française traduit par Joël Colin. J’étais captivée par le style et transportée dans un monde magique de mots et d’expressions qui ensorcellent l’esprit et chatouillent l’âme.  Le charme qui a rempli mon cœur à la fin du roman,  m’a poussé à préparer des extraits afin de les partager avec les lecteurs du blog. Un jour, lorsque j’étais en train de préparer mon commentaire, mon beau frère m’a demandé mon avis sur le roman, je lui ai répondu que Gibran était un magicien de style. Il m’a dit alors que si c’est le style en français qui m’a plu, c’est dû au talent du traducteur. Selon lui, c’est grâce à ce dernier que le roman soit aussi captivant que dans sa version originale. Dès lors, il serait injuste de ne pas mentionner son nom et saluer son effort dans le recueil des extraits que je vais publier. Franchement, cela m’a poussé à réfléchir sérieusement sur le sujet. J’ai décidé alors de lire quelques pages du roman en arabe et je suis arrivée à la conclusion suivante : Il est certain que le talent de Gibran est indiscutable, son style en arabe est fabuleux et personne ne peut nier que lui seul est le créateur de ce chef d’œuvre littéraire. Cependant, nul ne pourrait nier aussi que la traduction était bonne et a sauvegardé la qualité et le charme du roman.


Extraits et citations

La nature

Le mois de Nisan, le mois d’avril, avait fait renaitre la végétation. Les fleurs et les herbes poussaient dans les jardins de la ville tels des secrets que la terre révélait au ciel. Les amandiers et les pommiers parés de leurs robes blanches et parfumées apparaissent entre les maisons, semblables à des nymphes vêtues de pureté que la nature aurait données pour fiancées et pour épouses aux fils de la poésie et de l’imagination.


Beyrouth au printemps est plus belle qu’aux autres saisons. Ni les boues hivernales ni la poussière estivale ne l’affectent. Après que les pluies sont passées et avant que la chaleur ne soit venue, Beyrouth est comme une jolie femme qui s’est lavée aux eaux de la rivière et qui, assise sur la berge, sèche son corps aux rayons du soleil.


La femme

Certes la civilisation actuelle a mis quelque peu en valeur l’intelligence féminine mais, par la propagation de la cupidité de l’homme, elle a fait croître ses souffrances… elle était une aveugle qui marchait dans la lumière du jour ; maintenant elle voit mais marche dans les ténèbres de la nuit.

Viendra-t-il le jour où se réuniront dans la femme la beauté et l’instruction, le raffinement et la vertu, la fragilité du corps et la force de l’âme.

Si la femme  progresse dans un domaine et régresse dans un autre, c’est parce que les chemins par lesquels nous cherchons à parvenir au sommet de la montagne ne manquent ni de repaires de brigands ni de tanières pour les loups.

Mais  la faible femme n’est-elle pas le symbole de la nation opprimée ? la femme qui souffre, prise entre les penchants de son âme et les entraves de son corps, n’est-elle pas comme la nation torturée entre ses gouvernants et son clergé ?

La situation de la femme dans la nation est celle du rayon que diffuse la lampe : ce rayon de lumière serait-il faible si la lampe n’était pas parcimonieuse de son huile ?

La beauté

La beauté est un mystère au contact duquel nos âmes se réjouissent : elles le comprennent et s’épanouissent sous son influence alors que nos pensées s’élèvent devant lui, indécises, essayant de le définir et de l’incarner dans des mots… sans jamais y parvenir.


Les traits qui laissent voir les secrets de l’esprit apportent au visage de la beauté et du charme, quelque pénibles et douloureux que soient ses secrets. Quant aux visages qui, mutiques, n’expriment pas le tréfonds de l’âme et ses mystères, ils n’ont pas de beauté, même s’ils sont harmonieux et ont des traits réguliers.

Le cœur et les sentiments

Le cœur, avec ses sentiments complexes, ressemble au cèdre dont les branches se ramifient : le cèdre qui perd une branche vigoureuse souffre mais ne meurt pas ; il transfère en fait sa force vitale vers une branche voisine qui croît, s’élève, et de ses ramifications nouvelles occupe la place de la branche coupée.

Je me résolue au silence car les sentiments profonds et infinis perdent quelque chose de leur spiritualité quand ils s’incarnent dans les limites que les mots leur imposent.

Ainsi la transformation de nos sentiments modifie-t-elle la perception de ce que nous avons sous les yeux. Ainsi imaginons-nous les choses charmantes et belles alors qu’en fait il n’y a de charme et de beauté qu’en nous-même.

La jeunesse et la vieillesse

La jeunesse a des ailes dont les plumes sont faites de poésie et les nerfs d'illusions, des ailes qui élèvent les jeunes gens au-delà des nuages… d'où ils écoutent la vie chanter la Gloire et la Magnificence. Mais ces ailes poétiques ont tôt fait d'être déchirées dans la tourmente de la vie et de s'abattre sur le monde de la réalité.


Les personnes âgées aiment à revenir en pensées au temps de leur jeunesse comme l’étranger nostalgique aime à revenir au pays natal ; elles sont enclines à conter leurs histoires d’enfance comme le poète incline à réciter ses vers les plus éloquents ; elles vivent par l’esprit dans un passé révolu car le présent passe à leur côté sans qu’elles puissent le retenir cependant que le futur apparaît à leurs yeux orné des brumes du déclin et des ténèbres de la tombe.

Il me regardait à la manière d’un grand arbre dont les branches remplies des fruits des saisons couvrent un arbrisseau plein d’une énergie assoupie et d’une vitalité aveugle : un vieil arbre chargé d’années, bien enraciné, qui a fait l’expérience de l’été et de l’hiver de la vie, qui s’est dressé face à la tempête et à la tourmente du temps ; un arbrisseau fragile et tendre qui ne connaît d’autre saison que le printemps, qui n’a jamais tremblé que sous la brise du matin.

Idée et émotion

Chaque chose grande et belle dans ce monde naît d’une simple idée, d’une simple émotion chez un être humain. Chaque élément de ce que nous voyons des réalisations des siècles passés était, avant son apparition, une idée que recelait la sagacité d’un homme …

Ambition

Le papillon, qui vole autour de la chandelle jusqu’à se brûler les ailes, est plus céleste que la taupe qui vit paisiblement dans ses galeries obscures.




Rachida KHTIRA

Software engineer at the Moroccan Ministry of Finance.
Interests: Reading, travel and social activities.

Sunday, April 27, 2014

Les Ailes Brisées - Auteur



 
Gibran est né dans la ville de Bcharré (dans le nord du Liban) le 6 janvier 1883 et mort le 10 avril 1931 à New York. En raison de la pauvreté de sa famille, Gibran ne reçoit pas d’éducation formelle au cours de son enfance. Toutefois, les prêtres qui rendent visite régulièrement à sa famille lui apprennent la langue arabe et ainsi que la langue syriaque aussi bien que l’étude de la Bible.

Vers 1891, le père de Gibran est incarcéré sur des allégations de détournement de fonds, et les biens de sa famille sont confisqués par les autorités. Kamlé, la mère de Gibran, décide de rejoindre son frère aux États-Unis le 25 juin 1895 en amenant Gibran, ses jeunes sœurs, Mariana et Sultana, son aîné et demi-frère Boutros.

Il est placé dans une classe spéciale pour les immigrants par l’administration de son école pour mieux apprendre l’anglais. Gibran est aussi inscrit dans une école d’art. Grâce à ses enseignants, il est présenté à l’avant-garde artistique de Boston, à des artistes, à des photographes et à l’éditeur Fred Holland Day, qui l'ont encouragé et soutenu dans ses efforts de création. Un éditeur utilise certains des dessins de Gibran pour des couvertures de livre en 1898.

A quinze ans, Gibran est renvoyé dans son pays natal pour étudier à l’école préparatoire et à l'institut d'enseignement supérieur à Beyrouth gérés par les maronites. Il commence un magazine littéraire étudiant avec un camarade de classe et il est élu « poète du collège». Il y reste pendant plusieurs années avant de retourner à Boston en 1902.  Deux semaines avant son retour, sa sœur Sultana meurt de la tuberculose à l’âge de 14 ans. L’année suivante, Boutros décède de la même maladie et sa mère meurt d’un cancer. Seule, sa sœur Marianna subvient à ses besoins matériels grâce à un emploi de couturière de boutique.

Gibran tient sa première exposition de ses dessins en 1904 à Boston, à la Journée du Studio. Au cours de cette exposition, Gibran rencontre Elizabeth Mary Haskell qui a influencé non seulement sa vie personnelle, mais aussi sa carrière. En 1908, Gibran va étudier l’art à Paris pour deux ans et fréquente, entre autres, l'académie Colarossi.

Alors que la plupart des premiers écrits de Gibran sont en arabe (La Musique, Les Ailes brisés, Les Nymphes des vallées, Les Tempêtes...), la majeure partie de son travail après 1918 a été écrite et publiée en anglais. Son premier livre avec la maison d’édition Alfred Knopf, en 1918, s’intitule Le Fou, un recueil de contes et paraboles. Gibran a également participé à la Ligue de la Plume (Ar-rabita al qalamia) aussi connue sous le nom des « poètes immigrants » (al-Mahjar), aux côtés d'importants auteurs libano-américains tels que Ameen Rihani, Elia Abou Madi et Mikhail Naimy.

L’ouvrage le plus connu de Gibran s'intitule Le Prophète, un livre composé de vingt-six textes poétiques. Le livre est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements New Age. Depuis qu'il a été publié pour la première fois en 1923, Le Prophète n'a jamais été épuisé. Après avoir été traduit dans plus de vingt langues, il est devenu l'un des best-sellers des livres du XXe siècle aux États-Unis.

Bibliographie
  • 1905 : Nubthah fi Fan Al-Musiqa (La musique) 
  • 1906 : Arayis Al-Muruj (Nymphes des vallées) 
  • 1908 : Al-Arwah Al-Mutamarridah (Les Esprits Rebelles). Jugé hérétique, ce livre a été brûlé en place publique par le pouvoir ottoman en 1910 
  • 1912 : Al-Agniha Al-Mutakasirra (Les ailes brisées) 
  • 1914 : Kitab Dam'ah wa Ibtisamah (Larmes et sourires) 
  • 1918 : The Madman (Le fou) 
  • 1919 : Al-Mawakib (Livre des processions) 
  • 1919 : Twenty Drawings (Vingt dessins) 
  • 1920 : Al-’Awasif (Les tempêtes) 
  • 1920 : The Forerunner (Le précurseur) 
  • 1923 : The Prophet (Le prophète), réed. Albin Michel 1990, 1996 
  • 1926 : Sand and Foam (Sable et écume), réed. Albin Michel 1990 
  • 1927 : Kingdom Of The Imagination 
  • 1928 : Jesus, the Son of Man (Jésus, fils de l’homme), réed. Albin Michel 1995 
  • 1931 : The Earth God (Dieu de la terre)

Source :


Rachida KHTIRA

Software engineer at the Moroccan Ministry of Finance.
Interests: Reading, travel and social activities.

Monday, March 31, 2014

La vérité sur l'affaire Harry Quebert - Analyse


 

Auteur : Joël Dicker

Lieu de l’histoire
Entre New York et Aurora, une petite ville très calme dans le New Hampshire qui donne sur l’océan et dont les habitants vivent isolés de tout le reste de l’Amérique.

Temps de l’histoire
L’histoire se déroule sur deux périodes séparées de trente ans, les années soixante-dix et plus précisément l’été de 1975 et l’année 2008.


Personnages principaux

Marcus Goldman : Un jeune écrivain qui devient une vedette après la publication de son premier roman.
Harry Quebert : Un écrivain et le mentor de Marcus.
Nola Kellergan : Une fille de 15 ans qui habitait Aurora dans les années soixante-dix et qui a disparu dans des conditions mystérieuses.
Deborah Cooper : Une vieille femme qui était la dernière à voir Nola avant de disparaitre.
Perry Gahalowood : Un Sergent de la Brigade criminelle de la police d’État.
David Kellergan : Le père de Nola.
Tamara Quinn : La propriétaire d’un restaurant à Aurora.
Robert Quinn : Le mari de Tamara.
Jenny Quinn : La fille de Tamara.
Travis Dawn : Le chef de la police d’Aurora et le mari de Jenny.
Gareth Pratt : L’ancien chef de la police d’Aurora.
Elijah Stern : L’un des hommes d’affaires les plus riches de New Hampshire.
Luther Caleb : Le chauffeur d’Elijah Stern.



Personnages secondaires

Luisa Kellergan : La mère de Nola.
Roy Barnaski : Le directeur de Schmid & Hanson, la maison d’édition qui prend en charge la publication des livres de Marcus.
Benjamin Roth : L’avocat de Harry Québert.
Douglas Claren : L’agent et ami de Marcus.
Les parents de Marcus.
Denise : L'assistante de Marcus
Amy Pratt : La femme de Gareth Pratt.
Nancy Hathaway : Une amie de Nola.
…

Résumé

Après la publication de son premier livre, Marcus Goldman, un jeune écrivain de 30 ans connait un succès fracassant et devient du jour au lendemain une vedette dont parle tout New York. Malheureusement, Marcus est frappé de la fameuse crise de la « page blanche » dont souffre un grand nombre d’écrivains. Il a beau essayé de retrouver son inspiration mais en vain. Finalement, il décide de rendre visite à Harry Quebert, son ancien professeur d’université et l’un des auteurs les plus lus et les plus respectés d’Amérique. Dès son arrivée à Aurora, Marcus essaie de profiter le maximum des conseils de son mentor et de suivre ses pas afin d’écrire son nouveau livre, mais il passe des mois à Aurora sans faire un seul pas en avant.

Après son retour à New York, Marcus est appelé par Harry, qui se trouve mêlé à une ancienne affaire non résolue liée à une jeune fille de 15 ans appelée Nola qui avait disparu en 1975. C’est ainsi que Marcus commence à retrouver son inspiration et en même temps essaie, avec l’aide de Perry Gahalowood, d’élucider le mystère autour de cette affaire et de prouver l’innocence de son ami et mentor Harry Quebert.


Points forts

Style :
  • Le roman a un style simple, fluide et captivant. A chaque fois que je terminais ma lecture du jour, j’avais hâte à revenir découvrir ce qui va se passer après. C’est un vrai livre de suspense. 
  • Le dialogue est très proche de la réalité, ce qui laisse le lecteur vivre l’histoire et se mettre dans la peau des personnages.

Technique :
  • L’idée de présenter les conseils avec un ordre décroissant était à mon avis une idée originale.
  • L’auteur a réussi d’une façon prodigieuse de trouver des rôles intéressants pour tous les personnages de l’histoire. En effet, chacun d’eux a des choses à cacher et chacun est impliqué de près ou de loin à l’affaire. 
  • Je trouve que le point fort du roman est sa fin. En effet, quand on pense que tous les secrets sont révélés, l’auteur nous surprend par de nouveaux mystères et de nouvelles découvertes.

Contenu :
  • J’ai beaucoup aimé la relation entre Marcus et Harry qui a donné plus de valeur au livre. J’ai trouvé les conseils d’Harry très intéressants pour un écrivain qui vient d'entamer sa carrière, mais en même temps, j’ai apprécié le fait que l’auteur a traité ses personnages d’une façon réaliste en décrivant leurs contradictions et leurs limites et qu’il ne les a pas présentés comme des super héros comme font d’autres écrivains. 
  • J’ai beaucoup aimé le profil du « Formidable » que l’auteur a donné à son héro, ce personnage prétentieux qui a peur de la défaite, qui se mesure aux plus faibles et ne prend jamais de risque dans la vie, et qui se contente au contraire de petits succès et fonde sa vie sur des mensonges. 
  • J’ai apprécié également la simulation que l’auteur a établie entre l’écriture et la boxe :
Vous voyez, écrire ou boxer, c’est tellement proche. On se met en position de garde, on décide de se lancer dans la bataille, on lève les poings et on se rue sur son adversaire. Un livre, c’est plus ou moins pareil. Un livre, c’est une bataille.


Points faibles

Style :
  • J’ai trouvé certains dialogues très longs et ennuyeux (Exemple : Marcus et sa mère). 
  • L’auteur introduit des termes vulgaires gratuitement dans le dialogue. Il a pu quand même utiliser un style plus soutenu.

Technique :
  • Les profils des personnages ne sont pas bien décrits ; leurs sentiments, leur physique, leurs caractères. Le lecteur trouve donc une difficulté à les imaginer. 
  • Le va et vient entre les deux époques (1975 et 2008) n’est pas flexible. On sent parfois une rupture. 
  • Il y a beaucoup de répétitions dans l’histoire (style et contenu). 
  • Parfois, quand l’un des personnages raconte une histoire, l’auteur se déplace vers le temps où elle a eu lieu et décrit ce qui s’est passé selon sa vision et non pas selon la vision de ce personnage. Ainsi, le lecteur découvre des choses avant que les personnages n’arrivent à le faire, ce qui nuit parfois au suspense.

Contenu :
  • La réaction envers certaines découvertes importantes était simpliste, alors que d’autres découvertes banales ont été présentées comme importantes. 
  • Certes, l’histoire se déroule sur deux périodes, mais on a l’impression que le temps ne change pas car l’auteur ne détaille pas les caractéristiques qui distinguent chaque période. L’auteur aurait pu se documenter là dessus pour rendre l’histoire plus réelle. 
  • C’est vrai que la fin du roman est intéressante, mais au milieu, l’histoire commence à devenir un peu ennuyeuse et on s’attarde beaucoup sur des détails inutiles. 
  • On sent que le hasard joue un rôle important dans l’histoire (le tableau de Nola, le Chevrolet noire de Robert, l’arrestation de robert, la relation entre Pratt et Nola, …).

Évaluation

Avant de lire le roman, j’ai cru que j’ai affaire à un livre littéraire, surtout avec le nombre de prix qu’il a gagnés, mais quand j’ai découvert qu’il s’agit d’un livre de crime, je n’étais pas du tout déçue, moi qui adore les livres d’Agatha Christie.

Certes, le roman vous maintient en haleine avec son style fluide et captivant et vous donne de bons conseils sur l’écriture à travers Harry Quebert, mais les personnages ne sont pas bien traités et l’histoire devient un peu ennuyeuse au milieu. C’est ainsi, que j’ai décidé de donner au roman la note de 3/5. Cependant, l’auteur m’a surpris à la fin par de nouvelles découvertes et une fin imprévisible. C’est grâce à cette dernière impression que le livre m’a donnée que je lui donne 4/5.

Amal